D'actu

Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 13:01
Hej hej!

Que c'est pas bien... je n'ai pas écrit sur ce blog depuis le début des vacances, en décembre... Tout d'abord, je vous souhaite une bonne année 2008, même si pour la plupart d'entre vous j'ai déjà eu l'occasion de le faire...

Autre constatation : je m'aperçois que depuis le début de mon séjour en Suède, je n'ai pas beaucoup décrit la Suède, les Suédois, ou mes impressions à propos du pays... Alors je vais essayer, dans ces mois à venir, de pallier ce manque !

Et je commence avec ce post, que j'ai décidé de consacrer à une des choses qui m'a le plus frappé lors des cours que j'ai eu, au 1er semestre : la relation que les Suédois entretiennent avec l'Europe. Je ne vais pas faire un exposé détaillé  (Google le fera sûrement très bien si vous voulez en savoir plus).

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En effet, avant de venir ici, je voyais les Suédois comme des europhiles convaincus. Mais en fait, ce n'est pas le cas, ça a même longtemps été le contraire. La question de l'adhésion à l'UE a longtemps été rejetée avec force jusqu'au début des années 1990. L'argument principal était le maintien de la doctrine de neutralité que conserve la Suède dans sa politique étrangère (je pense que je ferai aussi un article sur cette politique de neutralité...). En pleine Guerre Froide, adhérer à ce qui était alors la CEE aurait été un pas trop marqué vers le camp occidental. Mais au début des années 1990, l'économie suédoise est en crise. C'est alors que le gouvernement de Ingvar Carlsson prévoit l'adhésion à l'UE comme un remède à la crise économique, noyée dans un flot d'autres mesures...

Le débat avant le référendum de novembre 1994 fut particulièrement vigoureux, mais finalement c'est le "OUI" qui l'emporta avec une majorité confortable (52,3 %). Et la Suède entra donc dans l'UE en janvier 1995. Pourtant, cela ne fit pas des Suédois des europhiles convaincus. Si l'Etat suédois, au niveau européen, n'a jamais posé de problèmes comme les Britanniques peuvent le faire, la population reste sceptique. A en croire les multiples études, il a fallut attendre le début des années 2000 pour que les Suédois déclarent, dans leur majorité, que l'adhésion à l'UE était une bonne chose...

La question européenne a divisé la population lors du référendum de 2003 sur l'adoption (ou non) de l'Euro. La majorité de la classe politique était pour le "OUI", et les pro-Euro disposaient de moyens financiers beaucoup plus importants que leurs adversaires pour leur campagne. Mais c'est finalement le "NON" qui l'a emporté, à 56,1 %. La raison n'est pas dans l'abandon symbolique de leur couronne suédoise (même si ça a peut-être joué ?). Non, la raison majeure de ce rejet était la peur de voir leur système social-démocrate mis à mal par la politique monétaire de l'Union Européenne. Egalement, les Suédois craignent que la zone euro privilégie principalement les intérêts de son "coeur", à savoir la France et l'Allemagne.

Ce "NON" n'est donc pas un rejet de l'Union Européenne en soi, maintenant bien acceptée. Mais il exprime uen réticence à aller plus loin dans l'intégration, de peur de perdre les avantages sociaux et le système qui fait figure de modèle dans beaucoup de pays...

Je ne juge pas en disant penser que les Suédois étaient plus europhiles. C'est un fait. Et d'ailleurs, vous l'aurez sûrement remarqué, mais la situation (notamment avec le référendum de 2003) a de nombreuses similitudes avec la France... Car aujourd'hui, qui peut dire que dans sa majorité, la population française est "europhile convaincue" ? En tout cas, pas moi...
Par Alexandre - Publié dans : D'actu
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 09:57
D'après le Petit Robert :

Faillite, n.f. : 1. Etat d'un débiteur ne pouvant pas payer ses dettes, tenir ses engagements. 2. Echec complet d'une entreprise, d'une idée, etc.

Le Président Nicolas Sarkozy augmenté de +172%. Soit, c'est lui qui a les plus grosses responsabilités en France, normal qu'il gagne plus que son Premier ministre. Mais ce n'était pas le moment.

Dernièrement sont tombés quelques chiffres sur le "bouclier fiscal" voté il y a neuf mois. Je cite un article du Figaro daté du 27 novembre 2007 (histoire qu'on ne dise pas que cela vient de sources partiales !), disponible ICI.

"Neuf mois après son introduction, cette mesure phare du gouvernement n’a bénéficié qu’à 3480 contribuables.

Loin, très loin des objectifs. Cette mesure fiscale plafonnant les impôts prélevés, 60% des revenus cette année, puis 50% en 2008, n’a pas créé le choc fiscal attendu. Selon le rapporteur général du Budget, Philippe Marini, 3487 contribuables en ont profité. Au 30 septembre, le montant global qui leur a été reversé atteint 129 millions d’euros (37 000 euros par bénéficiaire), loin des 400 millions prévus en année pleine."

Pour un Etat en faillite, la France semble encore en mesure de donner (car c'est bien donner, non ?) de l'argent à ses citoyens. Me voilà rassuré, tout ne va pas si mal on dirait...

PS : oui, je sais, certains me diront que c'est stratégique, on donne un peu plus de pouvoir d'achat aux plus riches de Français, qui pourront investir, et cela créera de la croissance. Mouais. Ils doivent être vachement puissants ces 3 480 contribuables, pour qu'on dégoûte les 34 787 966 autres comme ça... (chiffres pris sur quid.fr)

Par Alexandre - Publié dans : D'actu
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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 10:35
Peut-être en avez-vous déjà entendu parler. Une note interne à l'Elysée, transmise ensuite au rapporteur de la mission budgétaire "Pouvoirs Publics" à l'Assemblée, recommande (prévoit ?) d'augmenter le salaire du Président de la République de plus de 140%, soit de 8 300 € (101 488 € par an) à 20 000 € (240 000 € par an)...
Ce serait la première fois qu'un Président de la République "s'augmente" depuis le général De Gaulle (qui, lui, payait les dépenses courantes, l'électricité, la taxe d'habitation, etc.).

Raison officielle ? Aligner la rémunération du chef de l'Etat sur le Premier ministre. C'est vrai qu'il y a un problème. A l'heure où le président est la fonction qui possède le plus de pouvoirs aujourd'hui en France, il touche 8 300 euros par mois, alors que le Premier ministre touche lui 20 000 euros, un "simple" ministre 13 471 euros, et un secrétaire d'Etat 12 795 euros...

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Oui, MAIS... pour quelqu'un qui martèle qu'il faut "dégraisser le mammouth", qui a tout de fonction (et pour qui donc le salaire n'est qu'un argent de poche), et alors qu'on sait qu'un plan de rigueur va être mis en place sous peu, ça fait désordre.

Alors, remettre de l'ordre dans les comptes de l'Elysée, oui, il y en a grand besoin. Mais alors, pourquoi ne pas niveler par le bas ? Au lieu d'augmenter le Président, diminuons les rémunérations des ministres, à commencer du premier d'entre eux ! L'Etat en serait le grand gagnant, cela leur donnerait l'occasion de se faire une belle campagne de com ("regardez, nous-mêmes nous donnons l'exemple en acceptant de gagner moins pour mieux vous servir !")...

Mais peut-être craignent-ils que le gouvernement se mette en grève ? Avouez, ce serait drôle....
Par Alexandre - Publié dans : D'actu
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Dimanche 28 octobre 2007 7 28 /10 /Oct /2007 20:17
Hej!

Ce dimanche 28 octobre, votre journaliste envoyé spécial à Göteborg a tâché de remplir au mieux sa mission, avec une plongée au coeur du championnat de football suédois (le "Allsvenskan"), photos et vidéos à l'appui. Enfin, au coeur, c'est vite dit, puisqu'il s'agissait de la dernière journée.

"Boh, le championnat suédois quoi..." vous dites-vous tout de suite. Certes, ce n'est pas un des meilleurs championnats européens (même la souvent décriée Ligue 1 est de meilleure qualité). MAIS, le contexte faisait que ce match était particulièrement intéressant. Je m'explique : l'IFK Göteborg était premier du championnat, ex-aequo avec une autre équipe. Seule la différence de buts (4 buts) faisait que l'IFK était devant. Tout se jouait donc lors de la dernière journée ! Göteborg jouait contre l'avant-dernier du championnat...l'autre équipe contre le dernier.

A la faveur d'une accréditation spéciale du Student 07 (dont je vous ai déjà parlé), votre reporter préféré a pu pénétrer dans le stade Ullevi (le plus grand de Suède avec 43 200 places) gratuitement !

Pris d'un instant de logique relativement inhabituel chez moi, je vais tout d'abord commencer par le début. Beaucoup de monde à l'entrée ! Le match se jouait à guichets fermés.

IFK-champion-.jpg
Dans une démarche purement journalistique bien entendu, prenons ensuite la température du stade avant le début du match. Bon, la température de l'ambiance hein, parce qu'en vrai il faisait vraiment pas chaud. Mais ça, j'en reparlerai un peu plus tard.


A la mi-temps, l'IFK mène 2-0 grâce à des buts signés Olsson (dès la 7ème minute !) puis Wernbloom (34ème). Il n'y a véritablement qu'une seule équipe sur le terrain. Les supporters du Trelleborg FF peinent à se faire entendre face à la joie des supporters de Göteborg.
Profitons de la mi-temps pour faire un petit point sur le climat : très froid, et très pluvieux ! Les deux conjugués ensemble, bonjour les dégâts ! La preuve ci-dessous avec quelques-uns de mes acolytes du jour (Christoph, Shing et Yoshka), totalement frigorifiés !

IFK-champion---12-.jpg   IFK-champion---6-.jpg

La deuxième mi-temps passe plus lentement, l'IFK se content de contrôler (l'autre équipe n'aura pas eu une seule réelle occasion du match...). Les minutes s'écoulent, toujours 2-0, l'IFK est en passe de devenir champion pour la première fois depuis 1996... Quand le stade apprend que l'autre équipe perd 1-0 contre le dernier du championnat, c'est certain : Göteborg sera champion à l'issue du match. Voici les derniers instants de ce match en vidéo, un seul commentaire (audible si vous prêtez l'oreille) : "That's crazy !!!"
 

Parce qu'un journaliste doit être sur le terrain, ni une ni deux, votre serviteur enchaîne les acrobaties et se retrouve... sur le terrain, effectivement !
 

C'est la folie dans le stade ! 11 ans que les supporters et le club attendaient ça !! Alors les joueurs sont portés en triomphe !!
 

C'est  la fête ! Avec le podium, les machines qui balancent des petits trucs de couleurs (vous avez en tête l'équipe de France qui gagne l'Euro en 2000 ? ben sur le principe c'est pareil !), et tout et tout...

IFK-champion---21-.jpg  

Bon, OK, mon niveau d'accréditation n'était pas assez élevé pour être plus près des joueurs... Que voulez-vous, on dit toujours que les débuts dans le journalisme sont difficiles ! Un jour peut-être, je serai en face du podium ! :p

Spécial remerciement à deux autres acolytes de la journée (car oui, il fait nuit, mais il n'est que 17h au moment des photos... That's Sweden!), Steffi et Giedrus, qui m'ont accompagné dans la descente sur le terrain !

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(Oui, la photo a un effet spécial que l'on pourrait nommer "Pluie !")

Voilà, le reportage touche à sa fin. J'espère que sa lecture vous aura été agréable. Je vous prie de recevoir l'expression de mes sentiments les meilleurs,


Votre serviteur.

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Par Alexandre - Publié dans : D'actu
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 10:00

Puisque je suis dans mes articles estivaux, je vous faire part d'une petite anecdote. Le 20 août 1857 a eu lieu le procès des "Fleurs du Mal" de Charles Baudelaire, un ouvrage imprimé à Alençon. Alors, forcément, pour les 150 ans du procès, on a fait quelque chose. Au total, j'ai écris 3 articles dessus (un dans le Dimanche Ouest-France, un dans la page "Alençon", et un autre dans la page "Cultures").


Voici celui qui est paru dans les pages "Cultures" (donc visible toutes éditions, de Brest à Caen en passant par Nantes), le 20 août 2007 :

En 1857, les Fleurs du Mal en procès
Jugée immorale lors de sa 1ère édition, il y a 150 ans aujourd'hui, l'oeuvre de Baudelaire est un classique. A Alençon, une exposition lui rend hommage.

Baudelaire.jpg Il y a 150 ans jour pour jour, le 20 août 1857, Les Fleurs du Mal, recueil de poésies de Charles Baudelaire, était en procès devant la sixième chambre correctionnelle de Paris. Les motifs : outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs, et outrage à la morale religieuse.
    L'ouvrage, imprimé à Alençon, était paru le 23 juin précédent. Il avait fait l'objet d'une sévère critique de Gustave Bourdin dans le Figaro du 5 juillet 1857. On y lisait qu'à certains moments, il pouvait y avoir un "doute [sur] l'état mental de M. Baudelaire", que "l'odieux y coudoie l'ignoble, le repoussant s'y allie à l'infect", avant cette conclusion sans appel : "ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l'esprit." En cause, des poèmes tels "La Mégère libertine", "La Vierge folle" ou encore "Lesbos".
    Après un violent réquisitoire du procureur Ernest Pinard, le verdict fut donné dans la journée. Finalement, le délit d'offense à la morale religieuse ne fut pas retenu. Mais le tribunal condamna Baudelaire à 300 francs d'amende pour offense à la morale publique et aux bonnes moeurs. Et pour les deux éditeurs du livre, Poulet-Malassis et De Broie, 100 francs d'amende chacun. Six poèmes furent retirés du recueil. Il fallut attendre 1949 pour que Charles Baudelaire soit définitivement réhabilité.
Alexandre


Une partie de l'article n'a pas plu à un lecteur des Côtes-d'Armor, semble-t-il. Il m'a adressé un courrier, que j'ai pu lire juste avant mon départ en Suède. Je vous en fait part ici :

 
Madame, Monsieur.


    Alexandre P. aurait-il forcé sur la Corona ou la Coreff ? Personnellement je préfère la Corona. En effet, dans votre édition de ce jour page "culturelle !", celle après la météo, il affirme dans son article "En 1857, les Fleurs du Mal en procès" que ont été incriminés à l'époque les poèmes "La Mégère Libertine, La vierge folle, ou encore Lesbos" !!
    "Lesbos", c'est exact. Les 5 autres poèmes incriminés étaient "Femmes damnées", "Le Léthé", "A celle qui est trop gaie", "Les bijoux" et "Les métamorphoses du vampire".
    Pauvre Baudelaire !
    Déjà, il y a une vingtaine d'années, mais c'était dans "Le Télégramme" je crois, en première page sous la photo des présidents Carter et Giscard devant les plages du débarquement, il y avait ce commentaire : "A quoi pensent les deux hommes ? Peut-être au vers célèbre de Hemingway : "Homme libre, toujours tu chériras la mer"."
    Cordialement,
                                            André S.

PS : je me dis soudain que cet article était peut-être un piège pour tester la sagacité de vos lecteurs...


J'ai été... surpris par ce courrier ! Mais à la rédaction, on m'a conseillé de lui répondre, si je pensais être en mon bon droit. Et c'était le cas. Alors j'ai pris le temps de lui répondre (dans le train pour Marseille, en fait...) Voilà ma réponse à ce monsieur :

Cher Monsieur S.,

    J'ai lu avec attention votre courrier daté du 20 août 2007, suite à la parution de mon article "En 1857, les Fleurs du Mal en procès."
    "Pauvre Baudelaire !", vous écriez-vous. Sur ce point, vous avez raison. Lui qui pensait être innocenté, le voilà coupable "d'offense à la morale publique et aux bonnes moeurs"...
    Cependant, je ne retire pas un seul de mes mots. Des trois poèmes de Charles Baudelaire que j'ai cité, un seul effectivement a été censuré ("Lesbos", comme vous me le rappelez). Mais cela ne signifie en aucun cas que les deux autres n'ont pas été "incriminés", pour reprendre le terme de l'article. Vous trouverez ci-joint un extrait du réquisitoire d'Ernest Pinard. Vous pourrez constater qu'il cite de nombreux poèmes ! Mon choix s'est orienté vers ces trois-là en raison de leurs titres, qui me paraissaient particulièrement représentatifs de la possible offense qu'ils pouvaient causer. Mais ce choix est, bien sûr, subjectif...
    Je maintiens donc ma parole. Et j'ajoute même que de nombreux poèmes ont été incriminés. Heureusement, tous n'ont pas été censurés ! Pour plus d'exhaustivités, je vous invite à lire mon article dans le "Dimanche Ouest-France" édition Normandie du 19 août. Vous pouvez également consulter le réquisitoire complet (ainsi que la plaidoirie de l'avocat de Baudelaire) sur l'excellent site www.poulet-malassis.com, en tâchant de ne pas forcer sur la Corona. Cela risquerait d'altérer votre sagacité...
    Bien cordialement,
                                            Alexandre P.


PJ : extrait du réquisitoire du procureur Ernest Pinard (cliquer sur l'image pour la voir en pleine page).

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Par Alexandre - Publié dans : D'actu
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 15:16
Comme vous le savez (pour la plupart), j'ai fais un stage à Ouest-France, à la rédaction d'Alençon, cet été. Très intéressant ! J'ai vraiment fait du journalisme, et ça me confirme vraiment dans ce que je veux faire...

Plusieurs m'ont demandé s'ils pouvaient voir quelques articles, alors j'en mets quelques-uns ci-dessous, une petite sélection... Oui, ça fait très auto-promo ! Mais après tout, c'est mon blog, j'en fais ce que j'en veux :p

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"L'Europe permet aux jeunes de partir", édition du 28 juin 2007. A lire absolument pour ceux qui aimeraient partir une année à l'étranger !

L'Europe permet aux jeunes de partir
Tous les ans, les jeunes Européens sont plus nombreux à tenter l'aventure du Service volontaire européen.

SVE.jpg
 
Connaissez-vous le Service volontaire européen (SVE) ? A cette question, la majorité des jeunes Français répondront par la négative. Pourtant, il représente une formidable opportunité de passer jusqu'à un an à l'étranger. Destiné aux jeunes de 18 à 30 ans, de tous niveaux d'études, il permet de travailler en milieu associatif dans de nombreux pays partenaires sur tous les continents. Le tout nourri et logé, cela ajouté aux cours de langues et à l'assurance maladie offerts par la Commission européenne.
    De nombreux jeunes étrangers ont déjà tenté l'aventure. C'est le cas de Roberto, 25 ans, originaire d'Italie. Après ses études en relations internationales, il a entendu parler du SVE, "par bouche à oreille", et a décidé de venir passer un an en France. Il a finalement choisi de travailler au Bureau information jeunesse (BIJ) d'Alençon. "Au début, ça fait drôle de voir les rues vides à 20h !", sourit-il, lui qui vient de Vérone aux 350 000 habitants. "J'ai été bien accueilli, il suffit de faire le premier pas. Maintenant, je me suis engagé dans la vie associative, en apprenant l'arabe et la capoeira."
   
Lorsqu'on lui demande s'il conseille le SVE aux jeunes Alençonnais, sa réponse immédiate : "Sans hésiter ! C'est une expérience très riche. Le début, notamment la recherche de l'organisme d'accueil, n'est pas forcément facile. Mais une fois le dossier accepté, tout nous est fourni : le logement, les transports publics, etc. Et nous ne sommes jamais seuls, puisqu'un mentor nous accompagne pendant toute la durée du séjour." A l'exemple de Roberto, les jeunes Européens sont tous les ans plus nombreux à changer d'air.

Pratique. Renseignements au Bureau information jeunesse, 4-6 place Poulet-Malassis à Alençon. Tél 02 33 80 48 50 ou sur www.injep.fr.

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"Le diamant d'Alençon, une richesse méconnue", édition du 12 juillet 2007. Alençonnais d'origine, je ne connaissais pas cette particularité locale avant d'écrire l'article...

Le diamant d'Alençon, une richesse méconnue
Le "diamant d'Alençon" n'est désormais vendu que dans la cité ornaise. Un roman permet de découvrir cette spécialité locale peu connue.

C'est bien connu, la dentelle et le fameux point qui porte le nom de la vie ont une renommée bien établie. Mais une autre particularité alençonnaise reste méconnue.
   Qui connaît réellement l'existence du diamant d'Alençon, hormis les professionnels de la bijouterie ? C'est le cas de Jacques David, 54 ans et lapidaire de métier à Paris, c'est-à-dire qu'il taille et vend des pierres précieuses. "Les diamants d'Alençon sont une spécificité de la région, précise-t-il. Ils ne se vendent qu'ici, bien qu'il y ait eu de nombreux ateliers dans la région d'Ancteville, dans le Calvados, notamment au XIXe siècle."
   
Qu'ont-ils de particulier, ces fameux diamants ? En réalité, il s'agit de quartz enfumé, de couleur brune, provenant à l'origine des carrières de Condé-sur-Sarthe, et qui était traditionnellement taillé de la même manière que les diamants, d'où son appellation. Les carrières ne sont maintenant plus exploitées, et la provenance du quartz est désormais inconnue, comme le veut la législation internationale.
    Ne reste ainsi que l'appellation alençonnaise, rare témoignage d'un passé minier de la région. La pierre a été particulièrement recherchée dès le XVIIe siècle. Ainsi, le Dictionnaire de l'Académie Française de 1694 mentionne le "Diamant d'Alençon". Celui-ci a ensuite été très en vogue au début du XIXe siècle. Sous la Restauration, des diamants d'Alençon furent offerts à la fille de Louis XVI quand elle vint inaugurer la Halle aux Toiles.
    Aujourd'hui, seule la bijouterie Camus, dans le centre d'Alençon, vend encore ces pierre. "Créée en 1866, la maison Camus en a toujours vendu, explique Catherine Albert, de la joaillerie. D'ailleurs, avant de porter le nom actuel, la bijouterie s'appelait "Le diamant d'Alençon". On en trouve sur des bagues, des boucles d'oreilles ou encore sur des pendentifs, avec des montures en argent ou en or. Mais la dénomination internationale interdit maintenant de les appeler "diamants", ce qui est normal pour du quartz." Il faut compter au minimum une centaine d'euros pour un de ces bijoux.
    Jacques David vient de publier son premier roman, "Les jardins d'émeraudes", tiré à 10 000 exemplaires. Le héros, Edouard Bénard voyage dans le monde avec en filigrane l'univers des pierres précieuses. Et Edouard apprend son métier... sur les diamants d'Alençon. L'auteur s'est très certainement servi de sa propre expérience, ayant lui-même fait ses gammes sur ces mêmes pierres. "Le roman est une histoire de passion, indique-t-il. Passion des pierres précieuses, bien sûr. L'oeil sur la couverture du livre est un double symbole, représentant à la fois l'oeil aguerri du lapidaire, mais aussi la rencontre des yeux entre deux personnes." Car la trame met également en scène une histoire d'amour, où une jeune "guérillero" est tiraillée entre son attirance pour le lapidaire et l'honneur de son peuple, en Colombie.
    Pour tous ceux, même originaires de la région, qui ne connaissaient pas les diamants d'Alençon, voilà un nouveau sujet de curiosité en perspective.
Alexandre POUCHARD.
Pratique. "Les jardins d'émeraudes" de Jacques David aux éditions Hugo roman, 15 €.

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"Du bon temps d'Acadie aux Echappées Belles", édition du 17 juillet 2007. Assurément un des meilleurs spectacles des Echappées Belles ! (Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une sorte de festival de spectacles, la plupart en plein air. Un pass à 10 € et on peut voir tous les spectacles suivants gratuitement !)

Du bon temps d'Acadie aux Echappées Belles
"L'Ordre du bon temps" regroupe treize musiciens nord-américains. Ce soir à Alençon, ils font découvrir en musique une culture acadienne très variée.

C'est une ouverture énergique et haute en couleurs que nous réservent les Echappées Belles, ce soir à Alençon. Les artistes nous viennent d'Acadie, cette province d'Amérique du Nord qui s'étend de l'ouest du Québec au nord de l'Etat américain du Maine, comprenant les provinces canadiennes du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle Ecosse. Ancienne colonie de la France jusqu'en 1713, l'Acadie a conservé une forte culture française, notamment la langue, qui a gardé de nombreuses particularités aujourd'hui disparues en Europe.
    Faire découvrir la culture acadienne autant que la conserver, telle est la mission que se sont donnée les artistes qui composent "L'Ordre du bon temps". Le groupe rassemble treize musiciens et chanteurs, de 21 à 56 ans, qui se sont déjà fait un nom, en solo ou en groupe : Vishten, Fayo, Roland Gauvin... Mais en 2004, alors qu'ils se connaissent depuis longtemps pour avoir eu des parcours similaires et participé aux mêmes festivals, ils ont décidé de s'associer et de mélanger leurs styles comme leurs répertoires. "Chacun contribue au spectacle par sa musique, explique Roland Gauvin. Cela permet de faire découvrir l'Acadie par le biais des musiques, très variées." N'allez surtout pas leur dire que l'Acadie, c'est le Québec. "Nous avons vraiment une culture à offrir, même dans la francophonie où nous participons à la diversité, confie Fayo, à la fois auteur, compositeur et chanteur. Certaines expressions sont utilisées en Acadie alors qu'elles ont disparu au Québec. Et nous sommes plus anglophones que les Québécois." Sur scène, la musique acadienne se veut un mélange de nombreuses influences, du folklore celtique au rock. Et surtout, elle transmet une énergie débordante qui ne laisse pas indifférent. "Nous avons voulu retrouver l'ambiance des premiers rassemblements festifs d'Amérique du Nord,xplique Fayo. Les Acadiens se retrouvaient, un soir par semaine, pour chanter, danser, écouter de la poésie, etc. Ces soirées étaient l'occasion de se retrouver, de faire la fête, et on appelait cela l'ordre du bon temps."
    Objectif réussi, le spectacle de "L'Ordre du bon temps" est assurément un soir de fête. Les Acadiens ne restent qu'une semaine en France, avant de repartir outre-Atlantique. Certains reviendront pendant l'été, comme Roland Gauvin que l'on pourra retrouver en Bretagne, au festival interceltique de Lorient, du 3 au 12 août.

Alexandre POUCHARD.

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"Voyage au Canada aux Muséales de Tourouvre", édition du 25 juillet 2007. Un musée très intéressant, pour une partie de l'Histoire normande et française pas toujours connue.

Voyage au Canada aux Muséales de Tourouvre
Le musée fait découvrir l'émigration d'habitants du Perche en "Nouvelle-France" il y a plusieurs siècles. Des animations y sont organisées tout l'été.

On l'oublie peut-être trop souvent, mais de nombreux émigrants français au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles étaient originaires du Perche. C'est ce que présentent les Muséales de Tourouvre, qui ont ouvert leurs portes en octobre 2006. "Certains émigrants sont présents dans l'arbre généalogique de dizaines de milliers de Québécois", indique Anne Griot, directrice du musée. Entre 1634 et 1666, ce sont ainsi 246 Percherons qui sont partis s'installer en "Nouvelle-France".
    Dans un parcours place sous le signe de la technologie (hologrammes, ordinateurs), les Muséales entraînent les visiteurs dans la peau d'un émigrant, de l'embarquement à La Rochelle jusqu'à l'installation, de l'autre côté de l'Atlantique. Les curieux découvriront ainsi l'organisation seigneuriale reproduite sur les bords du Saint-Laurent, ou encore les différence de langage. Lorsqu'un Québécois vous parlera du "blé d'Inde", vous saurez qu'il s'agit de maïs. S'il peste contre les "maringouins", vous comprendrez les moustiques.
    Les Muséales possèdent également une base de données généalogiques très importante, qui permet aux nombreux Canadiens passant à Tourouvre de découvrir leurs origines grâce au nom de famille. Les Fortin, Tremblay ou encore Gagné, originaires de Normandie, comptent maintenant parmi les noms de famille les plus répandus au Québec. "Souvent, nous dirigeons des familles québécoises vers la maison de leur ancêtre, explique Anne Griot. Ce sont toujours des moments très émouvants."
    Même Céline Dion a un ancêtre à Tourouvre. "Mais elle n'est jamais venue nous voir !", sourit la directrice. Les Muséales ont rapidement acquis une certaine renommée. Au point que certaines familles n'hésitent pas à leur demander des conseils avant un voyage au Canada. Ce que l'équipe fournit avec plaisir, dans la mesure du possible...

Alexandre POUCHARD.

Pratique. Muséales, 15 rue Mondrel à Tourouvre, tél 02 33 45 55 55. Entrée 4 €, tarif réduit 2 €, gratuit pour les moins de 10 ans. Visites guidées : 6 €, tarif réduit 4 €, gratuit pour les moins de 10 ans. Tout le programme des animations sur www.musealesdetourouvre.com.

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"Avec la navette, la boîte joue la sécurité", édition du 21 août 2007. J'ai été content de faire ce reportage, de la navette jusqu'à discothèque ! Oui, j'en ai bien profité, j'avoue... (certains reconnaîtront la jeune fille sur la photo... :p )

Avec la navette, la boîte joue la sécurité
Longtemps critiquées, les discothèques font des efforts pour garantir la sécurité de leurs clients. Le "Lipstick", à Livaie, vient de mettre en place un système de navette.

Samedi soir, 1h15. La navette estampillée "Lipstick" est partie de Sées, et passe dans le centre d'Alençon. Une trentaine de fêtards, dont la moyenne d'âge se situe dans la vingtaine, monte dans le bus. Il règne une ambiance de bus scolaire. "La navette, ça déchire !, s'écrie Timothée. On vient de Sées, et on la prend pour la première fois." L'équipe du "Roller bar" est, elle, une habituée du "Lipstick". "C'est une excellente initiative, dit Cyril. Tout le monde peut boire, on n'a plus le stress des flics." Et, surtout, le danger  sur la route est réduit. "La route jusqu'au Lipstick est dangereuse, très sinueuse, indique Ludo. Alors, 5 € pour revenir en vie, je paye sans problème ! Maintenant, on a un "Sam" pour 30 ! (lire ci-dessous)"
   
Au volant, Pascal est le chauffeur attitré de la discothèque depuis la mise en place des navettes, il y a un mois. Et transporte ainsi jusqu'à 150 personnes pendant le week-end. "L'idée a été très réfléchie. En plus, il y a une bonne ambiance, je commence à connaître les habitués." Un videur, Marcel, assure la sécurité dans le bus. Arrivés à la discothèque, les passagers de la navette rentrent en priorité dans le complexe. A l'entrée, chaque client passe au détecteur de métaux, pour empêcher toute surprise une fois dans la salle.

Les plaques des véhicules sont relevées

    4h15, parking de la discothèque.
"Excusez-moi, qui conduit parmi vous ?" Yannick Mariette, patron du "Lipstick", fait souffler les conducteurs à leur sortie. Il est à l'origine de l'initiative. "Nous avons créé une association à Caen, avec "L'Echo du lac", une grande discothèque de Normandie. Ensemble, nous avons acheté des mini-bus, qui parcourent le département : Carrouges, Saint-Denis-sur-Sarthon, etc. Le car de 57 places, en revanche, nous l'avons acheté nous-mêmes." Un investissement conséquent pour la boîte de nuit, qui compte 17 employés. "Oui, ça nous a coûté cher. Mais c'est une question de sécurité pour nos clients, et de sérénité pour nous."
   
Pour ceux qui dépassent 0,5 gramme par litre de sang, Yannick Mariette leur propose avec insistance de laisser les clés à un ami ou bien de prendre la navette. Mais s'ils s'entêtent, il n'a pas le droit de les empêcher. "Nous notons alors les plaques des véhicules, et ils sont ensuite interdits d'entrée à la discothèque. Cela arrive régulièrement."
   
L'initiative a été saluée par les autorités. Elle pourrait même être inscrite dans le plan départemental de sécurité routière. L'Etat financerait ainsi l'achat de 1 000 embouts pour l'éthylotest électronique dont la discothèque s'est équipée. Afin de parfaire son système, Yannick Mariette va demander l'autorisation de fermer à 6h30, ce qui éviterait aux clients d'attendre dans le froid, l'hiver venu.
Alexandre POUCHARD.

Pratique. Le "Lipstick" à Livaie (12 km d'Alençon sur la D2). Navettes à 1h et 2h, desservent Sées, Alençon ou encore Carrouges. Retour à partir de 4h45. Renseignements au 06 24 66 97 23 ou sur www.lipstick.fr.

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Le capitaine de soirée, c'est Sam
"Celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas." Ce célèbre slogan de la prévention routière s'est affublé, depuis quelques années, de Sam, un personnage qui accompagne les fêtards pendant les soirées. Rappelons que 1/4 des tués sur la route ont entre 15 et 25 ans, alors qu'ils ne représentent que 14% de la population en France. Et 1 accident sur 3 est causé par l'alcool...
    Alors le principe du "capitaine de soirée" a été mis en place, en 1999. Sam, c'est moi, c'est vous, à tour de rôle. Pendant la soirée, le "Sam" du groupe s'engage à ne pas boire une goutte d'alcool, histoire que tout le monde revienne chez soi en vie. Et ce malgré les railleries des personnes croyant, à tort, qu'une fête nécessite forcément de l'alcool (souvent en grande quantité).
    Dans de nombreuses discothèques, les "Sam" se voient offrir des avantages, comme l'entrée gratuite ou une consommation offerte...non alcoolisée, bien entendu. De nombreuses actions sur le thème du "capitaine de soirée" fleurissent un peu partout. Cela a permis de faire baisser les chiffres macabres de la sécurité routière.

Pratique.
Renseignements sur www.rentrerenvie.fr, où figurent des conseils pour "Sam", ou www.ckisam.fr, proposant, entre autres, un jeu pour désigner le "Sam" de la soirée.

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Les boîtes privilégient la sécurité
La sécurité routière fait maintenant partie des priorités des discothèques, notamment autour du concept de "capitaine de soirée". A "l'Arc en Ciel", à Alençon, "nous jouons la sécurité depuis plus de vingt ans." Le "capitaine Sam" donne son permis et ses clés à l'entrée de la discothèque. En échange, il se voit offrir l'accès à la boîte ainsi qu'une consommation sans alcool. Et à la sortie il est prié de "souffler dans le ballon". S'il est contrôlé positif, la discothèque refuse de lui redonner son permis ou, au pire des cas, avertit la police. Du côté du "Singe", à Saint-Germain-du-Corbéis, le contrôle se fait "sur le parking. Si des personnes sont trop éméchées, alors elles ne rentrent pas." La direction confie que le concept de "capitaine de soirée" est "difficile à appliquer. On peut facilement en profiter." Cependant, la discothèque voit depuis quelques années une nette amélioration de la mentalité de ses clients : "Ils sont aujourd'hui plus nombreux à venir à pied." Des navettes gratuites existaient jusqu'à quelques mois, mais ont dû être abandonnées pour des raisons de responsabilités.

Pratique. "L'Arc en Ciel", 11 rue aux Toiles à Alençon, 02 33 26 32 15. "Le Singe", 5 rue du Général-Leclerc à Saint-Germain-du-Corbéis, 02 33 26 25 19.
Par Alexandre - Publié dans : D'actu
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