Que c'est pas bien... je n'ai pas écrit sur ce blog depuis le début des vacances, en décembre... Tout d'abord, je vous souhaite une bonne année 2008, même si pour la plupart d'entre vous j'ai déjà eu l'occasion de le faire...
Autre constatation : je m'aperçois que depuis le début de mon séjour en Suède, je n'ai pas beaucoup décrit la Suède, les Suédois, ou mes impressions à propos du pays... Alors je vais essayer, dans ces mois à venir, de pallier ce manque !
Et je commence avec ce post, que j'ai décidé de consacrer à une des choses qui m'a le plus frappé lors des cours que j'ai eu, au 1er semestre : la relation que les Suédois entretiennent avec l'Europe. Je ne vais pas faire un exposé détaillé (Google le fera sûrement très bien si vous voulez en savoir plus).
En effet, avant de venir ici, je voyais les Suédois comme des europhiles convaincus. Mais en fait, ce n'est pas le cas, ça a même longtemps été le contraire. La question de l'adhésion à l'UE a longtemps été rejetée avec force jusqu'au début des années 1990. L'argument principal était le maintien de la doctrine de neutralité que conserve la Suède dans sa politique étrangère (je pense que je ferai aussi un article sur cette politique de neutralité...). En pleine Guerre Froide, adhérer à ce qui était alors la CEE aurait été un pas trop marqué vers le camp occidental. Mais au début des années 1990, l'économie suédoise est en crise. C'est alors que le gouvernement de Ingvar Carlsson prévoit l'adhésion à l'UE comme un remède à la crise économique, noyée dans un flot d'autres mesures...
Le débat avant le référendum de novembre 1994 fut particulièrement vigoureux, mais finalement c'est le "OUI" qui l'emporta avec une majorité confortable (52,3 %). Et la Suède entra donc dans l'UE en janvier 1995. Pourtant, cela ne fit pas des Suédois des europhiles convaincus. Si l'Etat suédois, au niveau européen, n'a jamais posé de problèmes comme les Britanniques peuvent le faire, la population reste sceptique. A en croire les multiples études, il a fallut attendre le début des années 2000 pour que les Suédois déclarent, dans leur majorité, que l'adhésion à l'UE était une bonne chose...
La question européenne a divisé la population lors du référendum de 2003 sur l'adoption (ou non) de l'Euro. La majorité de la classe politique était pour le "OUI", et les pro-Euro disposaient de moyens financiers beaucoup plus importants que leurs adversaires pour leur campagne. Mais c'est finalement le "NON" qui l'a emporté, à 56,1 %. La raison n'est pas dans l'abandon symbolique de leur couronne suédoise (même si ça a peut-être joué ?). Non, la raison majeure de ce rejet était la peur de voir leur système social-démocrate mis à mal par la politique monétaire de l'Union Européenne. Egalement, les Suédois craignent que la zone euro privilégie principalement les intérêts de son "coeur", à savoir la France et l'Allemagne.
Ce "NON" n'est donc pas un rejet de l'Union Européenne en soi, maintenant bien acceptée. Mais il exprime uen réticence à aller plus loin dans l'intégration, de peur de perdre les avantages sociaux et le système qui fait figure de modèle dans beaucoup de pays...
Je ne juge pas en disant penser que les Suédois étaient plus europhiles. C'est un fait. Et d'ailleurs, vous l'aurez sûrement remarqué, mais la situation (notamment avec le référendum de 2003) a de nombreuses similitudes avec la France... Car aujourd'hui, qui peut dire que dans sa majorité, la population française est "europhile convaincue" ? En tout cas, pas moi...
Il y a 150 ans jour pour jour, le 20 août 1857, Les
Fleurs du Mal, recueil de poésies de Charles Baudelaire, était en procès devant la sixième chambre correctionnelle de Paris. Les motifs : outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs,
et outrage à la morale religieuse.
C'est bien connu, la dentelle et le
fameux point qui porte le nom de la vie ont une renommée bien établie. Mais une autre particularité alençonnaise reste méconnue.
On l'oublie peut-être trop souvent, mais de nombreux émigrants français au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles étaient originaires du Perche. C'est ce que présentent les Muséales de Tourouvre,
qui ont ouvert leurs portes en octobre 2006. "Certains émigrants sont présents dans l'arbre généalogique de dizaines de milliers de Québécois", indique Anne Griot, directrice du
musée. Entre 1634 et 1666, ce sont ainsi 246 Percherons qui sont partis s'installer en "Nouvelle-France".
Samedi soir,
1h15. La navette estampillée "Lipstick" est partie de Sées, et passe dans le centre d'Alençon. Une trentaine de fêtards, dont la moyenne d'âge se situe dans la
vingtaine, monte dans le bus. Il règne une ambiance de bus scolaire. "La navette, ça déchire !, s'écrie Timothée. On vient de Sées, et on la prend pour la première
fois." L'équipe du "Roller bar" est, elle, une habituée du "Lipstick". "C'est une excellente initiative, dit Cyril. Tout le monde peut boire, on n'a plus le
stress des flics." Et, surtout, le danger sur la route est réduit. "La route jusqu'au Lipstick est dangereuse, très sinueuse, indique Ludo. Alors, 5 € pour
revenir en vie, je paye sans problème ! Maintenant, on a un "Sam" pour 30 ! (lire ci-dessous)"
